Dans un communiqué daté du 25 mars 2009, l’Association Américaine de Psychiatrie a décidé d’éliminer progressivement de ces congrès annuels les symposiums et les repas sponsorisés par l’industrie pharmaceutique.
Pendant que les psychiatres étatsuniens s’engagent timidement et lentement sur la voie de l’indépendance, en Europe, des psychiatres et psychanalystes se réunissent depuis des années sans l’industrie. C’est le cas de l’Association Piotr-Tchaadaev, fondée en 1996 à Versailles, qui tiendra du 20 au 22 mai sa sixième Rencontre Européenne à Budapest sur le thème : "La désinstitutionalisation, un défi pour la psychiatrie du 21 ème siècle." Pour en savoir plus lire l’article de Jean-Yves Feberey dans la rubrique Opinions.
Se réunir en se passant des firmes pharmaceutiques permet assurément d’ouvrir le champ de la réflexion en sortant du tout médicamenteux. Le médicament psychotrope n’endormirait-il pas aussi la pensée psychiatrique ? Un exemple à suivre !
Par courrier électronique et postal reçu le 21 mars 2009, le Formindep a reçu une réponse de la Haute autorité de santé, signée de son président le professeur Laurent DEGOS.
Comme il fallait s’y attendre, la HAS ne retire pas les recommandations mises en cause par le Formindep, car ne respectant pas les règles de la HAS pour la gestion des conflits d’intérêts. Règles, rappelons-le, largement en deçà des normes internationales actuelles.
La réponse de la HAS est longue et argumentée. Le Formindep prend le temps de l’étudier en détail, afin de lui donner les suites qu’il jugera nécessaires au respect de la transparence de l’information médicale.
A suivre.
Lu dans le British Medical Journal du 10 mars 2009
Un médecin-chercheur renommé, chef d’un important service antidouleur aux Etats-Unis, a reconnu avoir fabriqué les données de 21 articles sur 72 indexés dans la base de données médicale PubMed sur le celecoxib (Célébrex° de la firme Pfizer). Pour les 51 autres articles, on n’a pas de preuves, mais le doute persiste car on ne sait pas comment les données ont été collectées.
Ce leader d’opinion recevait des bourses de Pfizer et était conférencier pour cette firme. Pour le traitement de la douleur, il avait promu l’”analgésie mulitimodale” qui associait Célébrex° de Pfizer et Lyrica°(prégabaline) toujours de Pfizer, association dont il prétendait qu’elle était supérieure aux opiacés.
La firme Pfizer se dit très déçue mais déclare que cela ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque du Célébrex°.
Ce professeur a dû démissionner de ses fonctions aux Etats-Unis. Aux dernières nouvelles, il s’apprêterait à faire acte de candidature comme expert auprès des organismes sanitaires français. Il parait qu’ici les contrôles sont inexistants.




















