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samedi 14 avril 2007 - par Philippe FOUCRAS

application de l’article 26

Information médicale : savoir qui parle et ne plus se faire avoir

Tribune Libre parue dans l’Humanité le 14 avril 2007

Un matin, sur votre station de radio favorite, vous entendez le docteur Knock, fort de son autorité de professeur des Hôpitaux ou de sa compétence de chroniqueur-santé de la radio, vous expliquer que la commercialisation du nouveau médicament Pharmintox, pour le traitement des dépendances en tout genre (tabac, alcool, aliment, sexe, etc.) est LE médicament miracle pour tous ces problèmes. Les effets indésirables sont quasiment nuls et, s’il n’est malheureusement pas encore remboursé, cela ne saurait vous empêcher d’en parler rapidement à votre médecin.

Le même soir, dans un restaurant chic de la ville où il exerce, le docteur Untel participe avec ses confrères à une soirée de formation sur les dépendances, organisée par Pharma-Form, association de formation médicale agréée par la HAS, qui remplit donc tous les critères d’indépendance et de qualité. Durant cette soirée, le docteur Machin, expert en dépendances à l’hôpital local, démontre que le Pharmintox constitue maintenant LE traitement de référence des dépendances, et que compte tenu de sa quasi-absence d’effets indésirables, il ne serait pas éthique (sic) de ne pas le prescrire aux patients.

C’est ainsi que vous vous retrouvez un jour dans le cabinet du docteur Untel, votre médecin, en train de lui demander si le Pharmintox ne serait pas enfin LA solution à votre problème de dépendance aux pâtisseries dès que vous êtes stressé. Et le docteur Untel vous répond que si, bien sûr, et d’ailleurs il vient de suivre une formation sur la question, il n’y a aucun danger avec ce produit. Et vous ressortez avec une ordonnance de Pharmintox qui, dans un an, sera retiré du marché par la firme Bigpharm qui le commercialise, pour éviter les procès aux USA devant la recrudescence des cas de suicide dus à ce médicament.

Jusqu’à maintenant ces histoires, à peine inventées, pouvaient se dérouler de cette façon. Mais le 28 mars dernier, a été publié au Journal Officiel le décret d’application de l’article 26 de la loi de 2002 (article L.4113-13 du Code de la santé publique) sur les droits des malades. Cet article de loi précise que tout professionnel de santé qui s’exprime publiquement sur un produit de santé, doit préalablement déclarer les relations qui le lient à l’entreprise qui commercialise ce produit.

Il aura fallu 5 années d’attente, d’interventions et le recours du collectif Formindep devant le Conseil d’Etat, pour que cet article de loi soit enfin appliqué. 5 années de retard : un record ! Comme par hasard, il s’agissait d’un article sur la transparence de l’information médicale, dans une loi visant à instaurer la démocratie sanitaire. Maintenant cette loi doit s’appliquer, et c’est à nous citoyens, professionnels de santé ou usagers du système de santé, de la mettre en œuvre, car les réticences et les résistances sont nombreuses.

Ainsi maintenant, quand vous entendrez à la radio le docteur Knock vous expliquer les mérites du Pharmintox, s’il n’a pas dit en préalable qu’il revient d’un “séminaire” aux Caraïbes offert par la firme Bigpharm aux journalistes médicaux français, vous pourrez et devrez porter plainte contre lui auprès de l’Ordre des médecins (une simple lettre suffit).

Ainsi maintenant, si le docteur Machin, expert local en dépendances, n’explique pas préalablement au docteur Untel et à ses confrères, qu’il a reçu de la firme Bigpharm, par l’intermédiaire de l’association Pharma-Form, 250 euros par soirée pour “former” les médecins au traitement des dépendances, le docteur Untel pourra et devra porter plainte à l’Ordre des médecins.

Ainsi maintenant, grâce à l’application de cette loi, vous aurez toujours des occasions de rencontrer votre médecin, mais moins souvent en raison des intérêts commerciaux des firmes. Vous pourrez rencontrer votre médecin pour lui parler vraiment de vos problèmes de santé, parce que vous saurez maintenant que tout ça, ce n’est que de la pub. Et votre médecin, qui aura compris lui aussi que tout ça ce n’est que de la pub, pourra vous conseiller sur les vrais moyens pour résoudre vos vrais problèmes.

Plus d’esprit critique pour les usagers et les soignants, moins de “dépendances” et d’espace de cerveau disponible aux firmes, plus de vrais soins et moins de prescriptions inutiles. On comprend mieux pourquoi il a fallu 5 années et le combat du Formindep pour obtenir ce décret, par lequel la démocratie sanitaire fait aujourd’hui un petit pas en avant. A nous, citoyens, de continuer à la mettre en marche.

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  • jeudi 19 avril 2007 - par Impatient Repondre

    Information médicale : savoir qui parle et ne plus se faire avoir

    Bien ! C’est déjà cela.
    Mais je vous livre à tout hasard une idée qui m’est venue il y a longtemps :

    Et si la loi exigeait que les visiteurs médicaux soient des médecins ?

    N’est ce pas le moins qu’on puisse demander à quelqu’un qui dans les faits forme les praticiens à la prescription ?

    • jeudi 19 avril 2007 - par Philippe FOUCRAS Repondre

      Information médicale : savoir qui parle et ne plus se faire avoir

      Bonjour,

      Votre idée sous-entend sans doute que des médecins visiteurs médicaux donneraient une information plus objective ? Malheureusement il n’en est rien. Ce n’est pas le titre qui fait l’objectivité de l’information, mais celui au nom duquel on la délivre. La visite médicale ne peut constituer de la formation, ce n’est que de la publicité, et c’est le rôle des firmes de faire passer de la publicité pour de l’information (des vessies pour des lanternes !).

      Un trop grand nombre de médecins, selon nous, agissent déjà comme des visiteurs médicaux auprès de leurs confrères : ils sont appelée leaders d’opinion par les firmes qui les payent. Leur titre leur donne au contraire, auprès de leurs confrères, une capacité supplémentaire d’influence et de manipulation. C’est pourquoi les firmes les utilisent. Nous préférons donc parler pour notre part de "dealers" d’opinion.

      De nombreux médecins travaillent également directement au sein de firmes pharmaceutiques et parfois dans la division marketing des firmes, pour animer et diriger les visiteurs médicaux. Ils mettent ainsi leurs connaissances médicales et leur expérience du terrain au service des intérêts des firmes, pour vendre et faire prescrire plus de médicaments de leur firme.

      Pour notre part, nous préférons que les choses soient à leur place et que chacun soit dans son rôle : les médecins au service des patients, les visiteurs médicaux et les responsables marketing au service des firmes.

  • mercredi 9 mai 2007 - par Philippe FOUCRAS Repondre

    Information médicale : savoir qui parle et ne plus se faire avoir

    Les commentaires qui suivent ont été postés par Monsieur J.C. Grange, et concernent la Tribune Libre publiée dans le journal l’Humanité du 14 avril dernier.
    Le ton agressif de ces messages a nécessité une discussion au sein du conseil d’administration de la Formindep car, jusqu’à présent, nous n’avions pas été confrontés à ce problème.
    La décision prise par le Formindep est de ne pas censurer ces messages, l’auteur prenant la responsabilité de se discréditer lui-même. Nous serions prêts à entamer un débat avec leur auteur si celui-ci se donnait la peine de réécrire son (ses) messages dans un style compréhensible, et en mettant de côté les attaques personnelles qui ne nous donnent bien sûr pas envie de répondre.

    Samedi 28 avril 2007

    « Bon, c’est bien beau tout ça, mais publier des articles dans l’Humanité, c’est magnifique, eux qui se battent contre le déremboursement des placebos sous prétexte qu’il s’agirait de ne pas faire de la médecine à deux vitesses... Cela dit, cela ne m’étonne pas que vous publiez dans l’Humanité, représentant de 2 % de Français dont certains aimaient la psychiatrie concentrationnaire... Je m’égare... Cela ne m’étonne pas puisque l’Humanité s’oppose au capitalisme et à Byg Pharma et que, malheureusement, la pravastatine n’a pas été conçue par la biologie Lyssenkiste... Ce n’est pas la faute de Byg Pharma si la majorité des médecins français préfèrent ne pas se former et se faire corrompre...S’ils ne sont pas capables d’ouvrir le web et de lire, certes souvent en anglais, mais il faut revenir au 18° siècle quand le français dominait le monde, des articles de qualité plutôt que de lire le Quotidien du Médecin pour trouver des locations de vacances ? Avant de donner des moyens financiers pour se former il serait urile de donner des moyens intellectuels... Vous voulez la suppression de Byg Pharma ? L’interdiction des firmes pharmaceutiques ? Il faut le dire. Mais il faut aller jusqu’au bout de ses opinions : les études cliniques ne se feront plus en France (il y en a déjà si peu en raison non de l’incompétence de Byg Pharma mais des universitaires français) et la simvastatine continuera de travailer en scandinavie (4S) et la pravastatine en Ecosse (Woscop). Bravo pour le formindep mais au lieu de jeter des anathèmes sur tout le monde, qu’il bosse et qu’il fasse passer ses idées et ses recherches ! Jean-Claude Grange 16, rue Blaise Pascal 78200 Mantes-La-Jolie jcgrange@club-internet.fr PS Je publie le Journal du 16 (39 numéros parus) sur le web. Vous pouvez le recevoir en me le demandant.
     »

    Mercredi 2 mai 2007

    « J’ai adressé un courrier, certes polémique, qui n’a pas été publié.

    J’ai plusieurs hypothèses : 1) Sur Formindep, seuls les courriers amis ou permettant de développer les théories de formindep, sont pris en compte

    2)Quels sont les conflits d’intérêt de M Foucras ?

    3) Existe-t-il des liaisons entre le stalinisme et le formindepisme ?

    J’aimerais que M Foucras me répondît.

    Est-ce trop demander ?

    jcgrange@club-internet.fr

    JC GRANGE 16, rue Blaise Pascal 78200 Mantes La Jolie
     »

    Mardi 8 mai 2007

    « Bonjour, c’est encore moi (jcgrange@club-internet.fr).

    On a compris que Monsieur Philippe Foucras n’est pas capable de m’adresser un mail personnel mais de faire un communiqué sans intérêt sur les règles de Formindep.

    Je retiens ceci : la transparence du net est le fondement de la libre circulation des informations. Je publie un webzine indépendant qui est lisible par tous.

    J’aimerais que les règles de la démocratie ne soient pas celle de Môssieur Foucras que je ne connais ni des lèvres ni des dents et qui s’instaure en ayatollah de l’indépendance tout en refusant les critiques qui ne sont pas dans la ligne du Comité Central de Formindep.

    J’ajoute que je suis abonné Prescrire, relecteur Prescrire et que je ne manquerais pas, c’est une information, de donner des informations indépendantes sur l’indépendance de la formindep.

    La démocratie n’atteindrait-elle pas le Val Fourré où j’exerce depuis 28 ans...

    Amitiés indépendantes.

    JCGRANGE16RUEBLAISEPASCAL78200MANTESLAJOLIE »