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mercredi 7 juillet 2010
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Brèves
Bad Ad Program : SOS visite médicale mensongère
mercredi 7 juillet
SOS VM mensongère

Aux Etats-Unis, la FDA met en place une ligne téléphonique et une adresse de courriel pour permettre aux médecins de dénoncer les allégations fausses ou mensongères délivrées par les visiteurs médicaux des firmes pharmaceutiques.

Elle met à la disposition des médecins une brochure explicative.

Et pendant ce temps là, en France, la HAS se demande toujours comment surveiller le respect de la mensongère charte de la visite médicale...

 
HON Code : l’action bénéfique de Dominique Dupagne
vendredi 11 juin

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Dominique Dupagne, médecin généraliste, maître de toile du site Atoute.org, adhérent du Formindep annonce qu’il arrête la certification du HONcode pour son site Atoute.org. Il s’en explique.

En matière de qualité de d’information santé, les outils utiles sont ceux qui permettent de distinguer l’information fiable de la communication marketing. Le HONcode, loin d’y contribuer, embrouille davantage le message. Les firmes pharmaceutiques l’ont bien compris. La HAS, de nouveau, (voir ici, et ) s’est faite l’instrument des intérêts commerciaux.

Le Formindep qui pour ces raisons n’a jamais demandé cette certification reviendra prochainement sur cette question. Merci encore à notre ami Dominique.

 
Commission d’enquête du Sénat sur la grippe (suite)
jeudi 10 juin

La commission d’enquête du Sénat sur le rôle de l’industrie pharmaceutique pendant le pandémie grippale poursuit ses auditions, sous la présidence opiniâtre du sénateur François AUTAIN. Parmi les auditions récentes remarquables :

A suivre...

 
Commission d’enquête du Sénat sur la grippe : l’audition de Dominique Dupagne
mardi 8 juin

La commission d’enquête du Sénat sur l’influence des firmes durant la grippe continue son travail. Le 25 mai était auditionné Dominique Dupagne, médecin généraliste, maître de toile du site Atoute.org, adhérent du Formindep. Ici les meilleurs moments de sa remarquable audition :

L’intégralité de son audition est disponible et .

A ne pas manquer !

 
Grippe H1N1 : L’audition du Formindep au Sénat
dimanche 11 avril

le Formindep, par la voix de son président, a été auditionné mercredi 7 avril au Sénat dans le cadre de la "Commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)".

Les documents de l’audition :
- La vidéo complète de l’audition du Formindep peut être visualisée sur le site du Sénat.
- Le compte rendu de l’audition
- L’interview du Dr Foucras dans le journal l’Humanité sur lequel il a été interrogé.
- Le diaporama présenté lors de l’audition.

 
Faire appliquer la loi
mercredi 25 juillet 2007
par Philippe MASQUELIER
popularité : 1%
L’exemple de la gestion des conflits d’intérêt au sein du National Institute of Health aux Etats Unis d’Amérique révèle l’importance de la pression des citoyens et de leurs représentants pour faire pleinement appliquer la loi et les réglementations. Il illustre la nécessaire implication citoyenne des Français pour faire appliquer l’article 26 de la loi du 04 mars 2002.

Aux Etats Unis d’Amérique (EUA), des moyens sont pris pour faire respecter la réglementation et en particulier celle qui a trait à la gestion des conflits d’intérêt au sein du National Institute of Health (NIH). [1]

L’importance des conflits d’intérêts, souvent restés cachés, au sein du NIH les nombreux scandales et les sanctions dérisoires initialement décidées par le NIH ont entraîné, sous la pression de l’opinion publique et du congrès, la mise en place d’une enquête de l’inspecteur général du ministère de la santé. [2] [3]

Par exemple, un chercheur a touché 474 730 dollars pour un travail privé resté confidentiel. La sanction alors prononcée par le NIH a été de 45 jours de suspension. Pour des faits similaires, d’autres chercheurs ont été sanctionnés par quelques jours de suspension ou des avertissements écrits.

Le NIH a été obligé d’instaurer des règles strictes pour lutter contre l’influence des conflits d’intérêts. Les liens contractuels, les consultations auprès des firmes biomédicales, de biotechnologies, et de matériel médical ont été interdits pour les chercheurs (et leurs familles) ; ils ont dû par ailleurs revendre les actions des firmes pharmaceutiques en leur possession.

Sous la pression du congrès, l’inspecteur général du ministère de la santé a décidé début 2007 de réexaminer 103 dossiers concernant des conflits d’intérêts de chercheurs du NIH. Mais aussi, et c’est nouveau, d’élargir ces investigations aux conflits d’intérêts des chercheurs des universités, centres cliniques, et institutions non fédérales travaillant en partenariat avec le NIH et recevant ses subsides.

Depuis, certains dossiers ont été transmis à la justice. Ainsi le responsable du programme de recherche sur la maladie d’Alzheimer du NIH, qui a commis une infraction sévère en recevant des subsides de la firme Pfizer, a été condamné au paiement d’une amende de 300 000 dollars et à des travaux d’intérêts collectifs.

Un contraste saisissant avec la France !

En France, le décret d’application de l’article 26 de la loi sur les droits du malade du 4 mars 2002 [4], est paru en mars 2007 [5]. Il prévoit l’obligation d’information du public sur les liens directs ou indirects que les professionnels de santé entretiennent avec les sociétés qui commercialisent des produits et dispositifs de santé, lorsque ces professionnels s’expriment en public à propos de ces produits.

Personne n’est chargé de contrôler la bonne application de la loi. C’est donc aux professionnels de santé et aux citoyens eux-mêmes de faire vivre la loi et d’alerter les ordres professionnels chargés de son respect. Les sanctions pour les contrevenants sont laissées à la libre appréciation des ordres.

Certains organismes publics français de santé (Affsaps, Commission de la transparence, etc.) commencent timidement à demander des déclarations d’intérêt à leurs employés et consultants. Quand cette mesure est en place, les déclarations d’intérêts ne sont pas mises à jour, et aucune mesure de contrôle n’est prévue.

Les scandales sont-ils si improbables en France, pour justifier de telles insuffisances et retards ? Les citoyens doivent prendre l’initiative pour exiger des pouvoirs publics que des mesures sérieuses et efficaces de contrôle soient mises en place pour révéler et éviter des dérives graves. En attendant, la mobilisation est nécessaire, comme le Formindep s’y emploie [6], pour que ce qui existe déjà soit effectivement appliqué : en particulier l’article 26 de la loi du 4 mars 2002 qui met en place le droit pour tous à la transparence de l’information en matière de santé.

Philippe Masquelier, médecin et vice-président de l’association Formindep http://www.formindep.org

 

[1] Le NIH est le plus grand organisme de recherche médicale publique, il finance 38 000 projets de recherche aux EUA. Le NIH relève du ministère de la santé des EUA, le département of Health Human Service.

[2] NIH conflicts of interest under investigation - Alliance For Human Research Protection. http://ahrp.blogspot.com/search/lab...

[3] Conflict-of-Interest Inquiry May Be Reopening at NIH. Washington Post Staff Writer : Saturday, March 31, 2007 ; Page A18 http://www.washingtonpost.com/wp-dy...

[4] Article L4113-13 du CSPhttp://www.legifrance.gouv.fr/WAspa...

[5] Article R4113-110 du CSP http://www.legifrance.gouv.fr/WAspa...

[6] La loi sur la transparence de l’information enfin en vigueur - Communiqué du Formindep 28 mars 2007http://formindep.org/article.php3?i...


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Faire appliquer la loi
mercredi 22 août 2007
par  Réthoré yves
y a t il une autre solution que l huissier pour faire appliquer une condamnation en référé ?


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Faire appliquer la loi
lundi 27 août 2007
par  Philippe Masquelier

Bonjour,

La loi va être en effet difficile à faire appliquer.

C’est pourquoi l’association Formindep réalise actuellement une analyse juridique détaillée des dispositions de l’article 26 de la loi du 04 mars 2002 afin d’en identifier les carences, mais aussi les modalités pratiques de mise en application possible à l’usage des citoyens des professionnels et des associations.

Il s’agit là d’une action prioritaire de l’association dans les mois à venir.

cordialement,

Philippe Masquelier, vice-président de la Formindep


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