Fermer

Faire un don

Rappel des status de l'association FORMINDEP

Article 8 - Ressources

Le conseil d’administration, en cas de doute, s’assure que l’origine des dons, avantages ou subventions proposés à l’association ne contreviennent pas aux objectifs de l’association précisés dans l’article 2 des présents statuts.

Les ressources de l’association comprennent :


l'association Formindep

S'abonner à notre lettre d'information

Espace Adhérents

Actualités

Les nouvelles du front

illustration d'actualités

Campagne présidentielle 2012

Les réponses des candidats à la lettre ouverte du Formindep

5 questions sur leur programme

Le 29 février 2012, le Formindep adressait une lettre ouverte à douze candidats en course pour l’élection à la présidence de la République. (...)

Conflits d’intérêts en Europe

Lobbying & Commission Européenne : stop au pantouflage !- La nouvelle campagne de ALTER-EU

Illustration Lorsqu’en février 2011 le Formindep a le premier lancé l’alerte au sujet du pantouflage de Thomas Lönngren, directeur exécutif de l’Agence Européenne du Médicament devenu conseiller de l’industrie pharmaceutique, il a pu compter sur des relais précieux dans la société civile dans toute l’Europe. Au côté de Health Action International, Corporate Europe Observatory ou l’ISDB, (...)

dépistage du cancer du sein par mammographie

Lettre ouverte au Professeur KHAYAT : où sont vos preuves ?

Illustration Le 6 octobre 2011 le professeur David Khayat, cancérologue, ancien président de l’INCa, était interviewé sur France Info sur l’intérêt du dépistage du cancer du sein par mammographie. Il a énoncé lors de cet interview un certain nombre d’affirmations défendant fermement l’intérêt de ce dépistage. Intéressés par ce propos, les médecins signataires du présent courrier demandent (...)
Imprimer Flux RSS A+ A- Voir les commentaires
jeudi 12 juillet 2007 - par Isabelle HURBAIN- par Martine DEVRIES

Un article de Martine Devries, médecin généraliste, membre du Formindep

Du nouveau en substitution ? Pas si sûr...

Publié dans Pratiques n°35

Le Subutex, dont la dénomination commune internationale est buprénorphine, est utilisé en France depuis 1996, pour le traitement de substitution des toxicomanes à l’héroïne. La substitution par buprénorphine est considérée comme un réel progrès dans la prise en charge de ces patients, tant sur le plan des soins que sur la réduction des risques [1] [2]. Il est notoire aussi qu’il fait l’objet de trafic et d’utilisation non réglementaire, mais il y a des divergences sur l’ampleur du phénomène qui est souvent exagérée. La revue de l’Assurance maladie considère, en 2000, que 10 % des patients substitués ont un comportement en rapport avec un possible mésusage [3].

C’est la firme Schering-Plough qui commercialise ce médicament, le fait connaître, et fait ainsi un chiffre d’affaires très conséquent puisque, prescrit à 80 000 patients, le Subutex® est devenu le 2e médicament, en valeur, remboursé par l’Assurance maladie. Ce médicament est cher. Dix ans plus tard, en 2006, le brevet de la buprénorphine tombe dans le domaine public, un générique apparaît. Il est vendu, entre 15 et 20 % moins cher que le princeps.

Depuis le début de l’année, curieusement, plusieurs tentatives de discréditer ou de remplacer la buprénorphine se succèdent :
- La tentative, heureusement repoussée in extremis, de faire passer la buprénorphine en catégorie de « stupéfiant », ce qui aurait multiplié les contraintes administratives pour les pharmaciens, et en aurait donc dissuadé certains d’assurer ce service ; ils auraient été moins nombreux à le faire, et l’accès aux soins pour les patients toxicomanes se serait compliqué. Mais ce danger a été écarté, pour le moment.
- La prochaine mise sur le marché, toujours par Schering-Plough, de la Suboxone. La Suboxone est une association de buprénorphine et de naloxone (commercialisée en France sous le nom de Narcan®) dans un même comprimé. La naloxone empêche l’action de la buprénorphine dans l’organisme, mais elle ne passe pas la barrière digestive, elle ne pénètre pas lorsque le patient ingère le comprimé, comme il est censé le faire. Prendre de la Suboxone par voie orale, comme c’est prescrit, revient à avoir l’effet de la buprénorphine.

Mais si le patient injecte le comprimé dilué, comme il ne doit pas le faire, à ce moment-là, les deux substances s’annulent et le patient se trouve en état de manque. Cette présentation a donc pour but de dissuader les patients d’injecter la buprénorphine. Les études montrent qu’il y a peut-être, pour certains patients, un bénéfice, mais il est faible [4]. La baisse attendue du trafic de buprénorphine reste à voir. Par contre, pour la firme Schering-Plough, il y a un véritable intérêt à faire prescrire de la Subuxone, sous brevet, plutôt que de la buprénorphine, maintenant génériquée !

[1] Conférence de consensus juin 2005

[2] Revue Prescrire - Buprénorphine en traitement de substitution (suite) : un intérêt confirmé - 2005-n°264 pp603-611

[3] Claroux-Bellocq D et coll., les traitements de substitution aux opiacés en France métropolitaine en 2000 - RevAssMaladie 2003-34,2-93-102

[4] I. Lacroix La suboxone dans la dépendance aux opiacés Bulletin d’Information de Pharmacologie de Toulouse BIP 2004 10 1

Commentaires répondre à cet article

AVERTISSEMENT : les commentaires postés en réponse aux articles n'engagent pas le Formindep et sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs.

Le forum bénéficie d'une modération a priori. Les commentaires anonymes ou identifiés par un pseudo, ou ne respectant pas les règles légales ou de bienséance ne seront pas publiés.

  • samedi 13 octobre 2007 - par François Molimard Repondre

    Du nouveau en substitution ? Pas si sûr...

    Pour voir quotidiennement des toxicomanes sous Buprénorphine, et pour certains d’entre eux voir l’état de leurs extrémités, gonflées, tuméfiées, avec des abcès parfois terribles, je me dis que la prescription d’un produit qui annulerait les effets de l’injection permettrait d’éviter ce mésusage.

    Je dois reconnaitre toutefois que cela ne résout pas le problème de ces patients qui ont en fait une véritable addiction à la shooteuse, et qui recherchent alors autre chose à injecter pourvu que cela fasse de l’effet.