Aux Etats-Unis, la FDA met en place une ligne téléphonique et une adresse de courriel pour permettre aux médecins de dénoncer les allégations fausses ou mensongères délivrées par les visiteurs médicaux des firmes pharmaceutiques.
Elle met à la disposition des médecins une brochure explicative.
Et pendant ce temps là, en France, la HAS se demande toujours comment surveiller le respect de la mensongère charte de la visite médicale...
Dominique Dupagne, médecin généraliste, maître de toile du site Atoute.org, adhérent du Formindep annonce qu’il arrête la certification du HONcode pour son site Atoute.org. Il s’en explique.
En matière de qualité de d’information santé, les outils utiles sont ceux qui permettent de distinguer l’information fiable de la communication marketing. Le HONcode, loin d’y contribuer, embrouille davantage le message. Les firmes pharmaceutiques l’ont bien compris. La HAS, de nouveau, (voir ici, là et là) s’est faite l’instrument des intérêts commerciaux.
Le Formindep qui pour ces raisons n’a jamais demandé cette certification reviendra prochainement sur cette question. Merci encore à notre ami Dominique.
La commission d’enquête du Sénat sur le rôle de l’industrie pharmaceutique pendant le pandémie grippale poursuit ses auditions, sous la présidence opiniâtre du sénateur François AUTAIN. Parmi les auditions récentes remarquables :
A suivre...
La commission d’enquête du Sénat sur l’influence des firmes durant la grippe continue son travail. Le 25 mai était auditionné Dominique Dupagne, médecin généraliste, maître de toile du site Atoute.org, adhérent du Formindep. Ici les meilleurs moments de sa remarquable audition :
L’intégralité de son audition est disponible là et là.
A ne pas manquer !
le Formindep, par la voix de son président, a été auditionné mercredi 7 avril au Sénat dans le cadre de la "Commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le Gouvernement de la grippe A (H1N1)".
Les documents de l’audition :
La vidéo complète de l’audition du Formindep peut être visualisée sur le site du Sénat.
Le compte rendu de l’audition
L’interview du Dr Foucras dans le journal l’Humanité sur lequel il a été interrogé.
Le diaporama présenté lors de l’audition.

L’Acomplia° (rimonabant) commercialisé par Sanofi-Aventis, vient d’être enfin retiré du marché européen ce 23 octobre 2008, suite à la recommandation de l’Agence européenne du médicament. Télécharger le communiqué de presse de l’EMEA.
Ce médicament, commercialisé pour la prise en charge des patients obèses, que les Etats-Unis ont toujours refusé de commercialiser, a eu depuis 2006 largement le temps de faire ses dégâts en Europe et en France.
Les médecins leaders d’opinion, engagés par Sanofi-Aventis, qui ont copieusement promu ce médicament durant sa commercialisation vont ils présenter leurs excuses auprès de leurs confrères abusés et des patients victimes ?
Comment les médecins qui ont prescrit ce médicament vont-ils se justifier auprès de leurs patients, alors que les effet nocifs de ce produit étaient connus ? Quand vont-ils se décider enfin à se former pour choisir une information médicale indépendante ?
Les agences françaises et européennes du médicament vont-elles enfin reconnaître et combattre les influences des firmes qui s’exercent en leur sein, qui leur ont fait autoriser ce médicament néfaste et bien d’autres, et l’interdire trop tardivement ?
C’est ce qu’avait en vain attendu une patiente victime d’une erreur médicale, et à qui l’on demandait ce qu’il aurait fallu pour qu’elle ne porte pas plainte contre son médecin.
Pour l’Acomplia°, comme pour tous les soins inappropriés et évitables parce qu’effectués sous l’influence d’intérêts commerciaux, la moindre des choses ne serait-elle pas, comme pour la crise financière, que les responsables assument leur responsabilité ?
Malheureusement ce temps de respect démocratique et d’humilité professionnelle ne semble pas encore venu. Le Formindep continue à agir avec votre soutien pour en rapprocher l’échéance.
L’ANCRED, le diabète et Sanofi-Aventis (suite) - Comment manipuler l’information médicale
Periscope et Stradivarius : La recherche médicale au service du marketing
Transparence de l’information médicale : une question d’hygiène
Bonjour,
Plusieurs commentaires au message de David Vincent :
Tout travail mérite salaire, et nombre de médecins déclareraient les effets indésirables si cette "obligation" qui est en fait un travail (c’est long à faire si on veut le faire sérieusement) était rémunérée. La non-déclaration est une des conséquences du paiement à l’acte (à la pièce) dans lequel se complaisent les médecins. Qualité et profit ne sont pas toujours compatibles.
L’Acomplia° a, somme toute, été peu prescrit en France, quelques centaines de milliers de boîtes vendues, ce qui fait qu’il n’est pas certain que si tous les effets indésirables avaient été signalés, il eussent été beaucoup plus nombreux.
Il n’est pas toujours nécessaire, comme beaucoup de médicaments, d’attendre les effets indésirables après la mise sur le marché pour ne pas les prescrire. Il suffit d’analyser avec indépendance et objectivité les dossiers existants, ce que ne font pas les autorités officielles. Ainsi, il n’y avait pas besoin d’attendre les morts pour savoir que le Vioxx° était de la merde. Il suffisait de lire les études, comme l’a fait Prescrire en France. Pour l’Acomplia° c’était la même chose. La preuve, c’est qu’il a été refusé aux USA aux vues des mêmes dossiers.
Enfin le récent vote de la loi de financement de la SS pour 2009 vient d’autoriser (grâce au Sénateur François AUTAIN - toujours lui, voir le communiqué du Formindep du 24/11/08) les patients et les associations de patients à déclarer directement à la pharmacovigilance. C’est une avancée importante, déjà mise en place dans plusieurs pays et recommandée par l’Union Européenne. Gageons que les premiers concernés que sont les malades seront plus prompts à déclarer les effets indésirables que les professionnels de santé qui ne sont ni incités, ni formés pour le faire. Après restera aux centres de pharmacovigilance à s’organiser pour recueillir ces déclarations, et surtout à apprendre à apprendre des patients, ce qui ne sera pas le plus simple.
Oui, effectivement, tu l’as raté :
Article 34 ter http://www.senat.fr/rap/l08-112/l08-1120.html#toc4
devenu article 44 dans la loi définitive : http://ameli.senat.fr/publication_pl/2008-2009/112.html
"Le 13° de l’article L. 5121-20 du code de la santé publique est complété par les mots : « , ainsi que les modalités de signalement d’effets indésirables effectués directement par les patients ou communiqués par les associations agréées de patients »."